Glis glis

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Le premier qui m’a pondu un poème, une photo, ou un billet sur la neige, je lui envoie immédiatement trois mètres cube de sable de Loire.

« Neige
Tu es froide
Neige
Tu es blanche
Neige
Tu représentes la virginité le soir au coin du feu
Neige
Tu es belle en boule
Neige
Tu fais glisser les enfants aux joues rosies sur leur luge
Neige
Tu tombes super doucement
Neige
Tu es l’hiver »

Pascal classe de CE1 – Janvier 2007.

J’ai la chance, je dis bien la chance, d’habiter dans un village-dont-je-dois-taire-le-nom. Les routes sont couvertes de mottes de terre de la taille d’un grille-pain, un gros grille-pain hein ! Les champs sont couverts de pousses de blé de la taille de mini-poireaux, de petits mini-poireaux, hein ! Et les bois sont remplis d’arbres qui servent à faire des planches, de belles planches à cercueils.

Et puis, il y a les animaux.
Pleins d’animaux. Il y a ceux qu’on engraine pour être consommés, il y a ceux que l’on chasse pour être aussi consommés, il y a ceux qui font jolis et qu’on admire, il y a ceux qui font jolis mais qui nous emmerde, il y a les laids qui nous emmerde et qu’on ne peut pas consommer, et puis enfin, il y a ceux qu’ont ne voit jamais et dont on ignore souvent l’existence…
Jusqu’à hier soir…(Enfin hier soir, c’était il y a quelques jours déjà).

Pour des raisons de sécurité, je suis en cellule d’isolement jusqu’à la prochaine pleine lune. On m’a placé dans les combles du centre ce qui est un…Un comble ! Purée encore trop fort sur ce coup, je m’épate tout seul - A noter les filles que le mot « épater » ne veut pas dire s’ôter les pattes, ni sauter les pâtes, ni rien de tout ça, hein !

Bon, où en étais-je…Ah oui, les combles.
J’étais dans mes combles en train de réciter ma poésie, lorsque juste  avant d’aller me coucher sur le tapis de paille qui fait office de lit, un bruit attira mon attention.
Un grattement…
Je levai ma tête comme ça, surpris par ce bruit fort étrange et inhabituel. Bon, je sais que « comme ça » n’est pas trop visuel, mais imaginez donc la tête que je peux faire quand quelque chose attire mon attention.

C’est bon? Alors fin de l'imagination….
Allez, je continue.

Bref, en grattement, je m’y connais, or celui-ci n’était pas comme les autres grattements : il ne venait pas de moi.

Le grattement cessa aussi rapidement qu’il était apparu (vous avez lu l’effet de style pour attirer votre curiosité de lecteur.)
Allez, je continue encore…
Je pressai donc mon oreille gauche (la valide) sur le mur qui me faisait face sur le côté droit, et là surprise, les grattements reprirent de plus belles.
Un Loir !
Un « Glis glis » de la plus belle espèce avait élu domicile dans mes combles…Un comble (ok, je sais ça fait deux fois que je vous la sors celle-là, mais je ne m’en lasse pas !)
Je passai plusieurs minutes à tenter de comprendre ce que cet animal foutait à 23h46 à gratter comme un dingue car:
# 1 : Dehors ça caillait !
# 2 : Les femelles, à cette heure, étaient certainement sous leur couette de Loir, et n’avaient certainement pas la tête (et le reste non plus) à faire des galipettes.
Pourquoi alors ?
J’eus beau frapper doucement le mur ; rien n’y fit, il ne s’arrêta point. Les coups violents n’eurent malheureusement pas plus d’effets.

Le loir était-il sourd ?

BORDEL, qu’est-ce qu’il foutait à gratter comme un malade ?
Ce rat, car le loir n’est ni plus ni moins qu’un rat un peu sophistiqué qui « se la joue », était-il en train de faire son nid de nuit ?

Les grattements et les déplacements durèrent jusqu’au bout de la nuit.
Cette bestiole, loin d’abonner ses activités nocturnes, dû changer au moins douze fois de chaussures. À chacun de ces déplacements, j’aurais juré qu’il portait des sabots de bois bien trop lourd tellement le bruit était infernal.
Je finis par me verser de la cire chaude dans le canal auditif afin de laisser la place à MES rêves les plus fous (là aussi je vous laisse imaginer !)
En me « débouchonnant » le lendemain matin, la misérable petite bête continuait à arpenter les combles…Un comble ! (jamais deux sans trois).

Il devait être 6h21 quand les bruits cessèrent.

À 6h25, mon réveil sonna ; j’allai me coller à la porte, et je me mis à gratter…

Publié dans Bakinzihoude

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Saoul Fifre 25/01/2007 22:58

La vengeance est un plat qui se mange le matin.

IP 26/01/2007 07:19

Tiens toi aussi tu manges du loir?

Freefounette 25/01/2007 15:22

Au fait voilà mon poème :
"J'ai écrit un poème : "La neige..." mais chu pas très sûre du début..."Oh non, La, c'est bien !"toute référence au film Rrrrrr n'est absolument pas fortuite... Mouarf !

IP 25/01/2007 21:37

Je te livre le sable dimanche soir vers 23h !

Freefounette 25/01/2007 15:03

Nan mossieur, je l'ai vu de mes pitits nyeux (et j'avions point encore pris mes pililes roses) grimper au pied en alu d'une table. C'est choli d'ailleurs un loir. Krècholi... Ya rien à bouffer en brochette et il en faut 24 pour faire une chapka, mais bon...

IP 25/01/2007 21:36

J'imagine la scene...Un loir contre tous...Pauvre bete, enfin bete, je parle de vous la ! :-P

Freefounette 25/01/2007 08:37

Ben mon loulou, j'ai connu ça, et on habitait en ville ! on a fini par le choper avec une pomme dans un gros container en verre avec une entrée minuscule (indispensable, les loirs ont, semble-t-il, des ventouses sous les pattes, et ça grimpe absolument partout, hallucinant !)bref voilà... Si t'en as marre que ça gratte... Mais te connaissant, chu pas sûre ! arf !
bisouuuuuuuuuuuuuus

IP 25/01/2007 09:01

Tu es certaine que c'etait un loir et pas un Gecko? (je vais te denoncer a la ligue de protection des loirs...Les attirer avec une pomme, c'est y pas cruel, ca !)

Ludo 25/01/2007 08:35

Le loir n'est pas un bon marchand de sable. Et puis le loir est cher.

IP 25/01/2007 08:58

Mouaaaah ha ha...Loir et Cher...On voit bien que tu viens de pas loin de la...