Présentation

Ça aurait pu être pire, ou le retour à le pays de le Centre. Un pays où les chats ne sont pas les bienvenus. Un pays où le Jokari nu est le sport national. Un pays où les sous-pulls en cuir et les slips en laine sont de rigueur. Un pays où les soirées du 12 offrent joie et bonheur. Un pays où Arielle Dombasle ne peut pas être supportable.
Lundi 8 octobre 2007 1 08 /10 /Oct /2007 00:01
Cela faisait assez longtemps que je n’avais pas choisi un élément en bonne santé pour une soirée du 12.
Ma soirée du 12.
My day.
Voyez-vous, la soirée du 12 est pour moi à le Centre ce que la bouteille de gnole est au SF, ou ce que le chargement frontal d’une Lavo est au Maréchal, elle fait partie de mon univers, elle est mon équilibre mental.
Sans candidat digne de ce nom depuis quelque temps, là d’un seul coup d’un seul, je m’en suis trouvé toute une flopée.

Il se trouve que chaque week-end, je monte à la capitale.
Je fais des efforts.
J’oins mes bottes en caoutchouc de la plus belle graisse de chat (réserve personnelle), je me parfume aux essences de lisier de porc, et je mets ma salopette en toile de jute à même le corps.
Eh oui, je suis comme cela moi, j’aime sentir sûr mon corps musculeux la toile de jute.
Ça m’excite.

Sachant que ma LDTD n’est utilisée que pour les grandes occasions (transport de peaux humaines, braconnage, livraison de goudron), je prends donc le train.
J’aime le train.
Oui, oui, j’ai toujours adoré me retrouver sur le toit à sauter de wagon en wagon. Bien sûr, quand le temps ne le permet pas (où quand ILS m’attrapent), je fais le voyage « à l’intérieur » et attaché aux porte-vélos.
Ce n’est que lorsque le temps est à la houle que je cherche à m’asseoir. Il ne faut pas abuser non plus, j’ai le mal de mer en train, surtout quand ça descend.
Eh, bien, là, ça ne rate pas.
Il n’y a pas de places.
Il n’y a jamais de places. Il faut dire que mon train a souvent pris le soin de ramasser des humains de la Creuse, de la Haute-Vienne, de l’Allier, du Massif Central, et peut-être même de la Touraine si je n’ai pas de chance.
En 87 arrêts, et avec ses trois wagons, lorsqu’il arrive en gare pour MOI, il est déjà plein comme un SF œuf.
Il n’y a plus de places.
Enfin, si, mais en fait, non.
C’est à croire que c’est de rigueur, même.
De quoi parlé-je ?
Mais de :
Ceux-qui-mettent-leurs-sacs-sur-le-siège-vide-pour-n’avoir-personne-à-coté-d’eux
Ou pire encore:
Ceux-qui-font-semblant-de-dormir-en-prenant-soin-de-s’affaler-sur-deux-sièges
Ça m’horripile le maillot, mais d’une force…J’en suis venu à les chercher ceux-là, avec mon air de fou de fils de bonne famille de campagne, je m’en vais leur tapoter amicalement sur leur crâne chevelu avec mon doigt manucuré, en couinant un hypocrite :
«Excusez-moi, mais y’a quelqu’un là ? » (je le fais super bien)
J’aime voir alors leur œil feignant le réveil et la confusion jauger l’être abject que je suis d'avoir oser les arracher à leur FUCKING SLEEP !

Cependant, là, maintenant, tout de suite, j’arrive à un point de non-come-back.

Alors ce dimanche quand je revenais dans ma Beauce natale, j’ai distribué tout un tas d’invitations gratuites pour la soirée du 12.
Au moins, la semaine prochaine, j’aurais de la place…À moins, à moins, qu’il y ait tout un tas de jeunes conscrits – Et eux je me les réserve pour la soirée du mois prochain.

Par IP - Publié dans : Bakinzihoude
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