Présentation

Ça aurait pu être pire, ou le retour à le pays de le Centre. Un pays où les chats ne sont pas les bienvenus. Un pays où le Jokari nu est le sport national. Un pays où les sous-pulls en cuir et les slips en laine sont de rigueur. Un pays où les soirées du 12 offrent joie et bonheur. Un pays où Arielle Dombasle ne peut pas être supportable.
Lundi 24 septembre 2007 1 24 /09 /2007 00:02
Rappelez-vous de cette photo:

J’ai toujours eu une fascination extrême pour les humains qui maîtrisent leurs arts.
Si, si, si, je vous assure, je peux être fasciné par autre chose que le Jokari. Certes, pas très souvent, mais cela m’arrive. Cela doit être les suppositoires à la menthe avec lesquels je me frotte mes yeux.
Malheureusement, il est souvent difficile dans le petit-village-dont-je-dois-taire-le-nom d’avoir accès à des spectacles, disons, de qualité. Je mettrais à part, bien entendu, le spectacle des corps mi-dénudés d’agriculteurs aux torses olympien les soirs d’été pendant la moisson, ou encore les chorus de tronçonneuses Kubota les après-midi automnaux au milieu des futaies de chênes nains.
Ainsi, lorsque ce week-end on me força proposa d’assister au Gala des Etoiles du XXI ième siècle au Théâtre des Champs Elysées, ma réponse fut :
« Hein ? kwoaktudi ? » ne pus-je m’empêcher de grogner le visage barré d’un air qui s’apparente plus à celui d’Arielle Dombasle au lever du lit qu’à celui d’un être doué d’une quelconque intelligence.
Bien sûr, rural comme je suis, moi quand j’entends "balai", je pense immédiatement aux épouses modèles (emails d’insultes où vous savez) à mon adjudant préféré lorsqu’il hurlait à mes oreilles encore vierges :
« Vous allez me nettoyer cette piaule, putain de bordel de merde, espèce de troufignons de mes deux ». C’est qu’il avait un gros problème d’alcool du vocabulaire mon adjudant
Ce fut une délicieuse soirée.
Dansant comme un, comme un, comme un…well, I think you get the picture, ou sinon regardez donc cela; J'ai
é tout simplement ému par les multiples performances auxquelles j’ai assisté.

Quelle grâce, quel contrôle, quelle beauté, les adjectifs me manquent pour décrire les performances de ces couples venant des quatre coins du monde – sauf le Libéria, le « Hiteuchteinstein », et Palau.
Certes, ce n’était pas un bon tacle par-derrière comme j’avais l’habitude de voir, mais bon, ne dit-on pas : « Un livre c’est comme une tortue, il faut lui retirer les ailes pour le voir par transparence. »

Enfin, béotien de la Béotie profonde, je commis quelques impairs durant la représentation. Ainsi lors du premier numéro, je ne pus m’empêcher d’hurler à tue-tête, un rural : « Putain, on lui voit bien l’écureuil au type, hein ? Hahahahaaaa »
En outre, mes sifflets accompagnés de grands moulinets des avant-bras et mes « Yooooohoooo, vas-y l’aut’ touche lui les nibards pendant qu’tu y’es… » Durant les passes acrobatiques et les mouvements gracieux des couples sculpturaux ne reçurent point l’accueil que j’escomptais dans ce public connaisseur.

Bref, pendant la mi-temps, je suis allé me chercher des chips et du Coca avant de tenter d’engager la conversation avec les deux charmantes, mais forts âgées, femmes avec lesquelles je partageais la Corbeille - Oui, oui, les amis j’étais placé dans une corbeille…Je suis comme ça moi, je n’assiste pas à des spectacles de qualités sans m’être assuré que les places sont bonnes.
Ces dames restèrent de marbre.
Je ne sais pas pourquoi.
Fort de mes échecs de la première mi-temps, j’ai ainsi passé la seconde à dormir silencieux comme un pet de nonne.
Cependant, j’ai beaucoup appris, et c’est promis, je reviendrais si à mon tour je peux danser…
Voici un des numéros auquel j’ai eu la chance d’assister.
Enjoy.

Par IP - Publié dans : Culture
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