Assis au pied d’un hêtre de l’année, me balançant d’avant en arrière avec ma voix de rogomme, je récupère lentement du choc émotionnel que je viens de subir.
Subir un choc émotionnel en Beauce n’est pas, vous l’avouerez, chose commune.
Quoi que…
S’agissait-il d’une over-oxygènation de la partie antérieure de mon occiput (la partie molle et rose du fond), cela sera à vous de le déterminer.
Jugez-en un peu :
Ainsi, la matinée avait bien commencé. Dehors il faisait beau, les oiseaux gazouillaient d’un optimisme propre aux oiseaux, je laçais mes chaussures de course comme j’ai l’habitude
de le faire chaque jour, lorsque soudainement…
Et là vous n’en pouvez plus tellement, j’ai bien amené mon récit…
Or, en fait, il ne se passa rien, mais absolument rien de rien de rien à ce moment-là. Vous auriez dû vous en douter avec la première phrase qui débutait avec un poncif : «
Dehors il faisait beau, les oiseaux gazouillaient (…) »
J’aurais très bien pu écrire lorsque soudainement : « Les petits œufs de cailles sur lesquelles j’étais assis depuis maintenant 21 jours venaient enfin d’éclore laissant
apparaître une demi-douzaine de petite R16 au luisant pelage mauve », ou mieux encore, « une armée d’Amazone diabétique vêtues de burqua en cuir apparurent en criant Vive la Beauce
Indépendante ! »
Rassurez-vous, rien de tout cela. Je sais, je sais, certains d’entre vous allez être immensément déçus…
Digression…
Donc ce matin à l’heure où 99% de la France travaille plus pour gagner plus moins, je décidai d’aller entretenir mon corps d’athlètes dans ma forêt préférée près
du village-dont-je-dois-taire-le-nom.
Les cheveux au vent La boule au vent Le crâne à l’air, laissant filer le vent frais sur mes joues mal rasées, je traversai le village sous les
vivats des fermières aux seins nus en délire, et rentrai à vive allure dans le bois de chênes centenaires. Étant déjà moult fois passé par ce chemin, je laissai mon esprit divagué me concentrant
sur mon agile foulée et sur la recette des oeufs brouillés sur laquelle je travaillais depuis maintenant six semaines.
Ce n’était pas sans compter sur l’apparition d’un homme au « comportement louche et à la mine patibulaire ».
STOP !
Oui, je vous vois venir…Que veut-il dire avec son : « un homme au comportement louche et à la mine patibulaire » ?
Mais c’est simple, un type « chauve, au sourire charmeur, vêtu d’un sous-pull en cuir, et sans aucun doute d’un slip de laine. »
Je continue…
« Que cela est drôle » pensai-je aussitôt. « Que fait cet homme au comportement louche et à la mine patibulaire, j’insiste hein ?, avec sa
voiture au milieu des bois. »
Lorsqu’il découvrit que je m’approchai aussi rapidement que l’éclair. Il se mit en travers du chemin de terre, me barrant de ce fait la route, tout en gesticulant comme un malade.
(Croyez-moi, je m’y connais bien en malade.)
Mon corps, rompu aux diverses techniques de combat les plus primaires, freina, et je ralentis ma cadence infernale.
Une benne pleine de questions vint alors se déverser dans la partie la plus fertile de mon cervelet.
Ce fut mal.
Que faisait-il LA ? Pourquoi en voiture si loin dans la forêt ? Pourquoi gesticulait-il de la sorte ? Pourquoi sa voiture semblait si chargée ? Qu'y avait-il dans son coffre ?
Allait-il enterrer une de ses victimes ? S’attendait-il a être surpris de si bonne heure ? Avais-je des sous-vêtements propres ?
Tant de questions, oui, tant de questions.
Auxquelles je répondrai plus tard…
Par IP
-
Publié dans : Ecrits
12
-
Recommander
Vendredi 21 septembre 2007
La cryothérapie, c’est bon.
Très bon même.
Pour les non-sportifs, soit 100% de mes lecteurs, il me faut vous dire que la cryothérapie est l’application thérapeutique du froid. Bon, ça va je vous ai pris pour des demeurés, je peux donc
continuer.
Attention, il ne faut pas confondre la Cryothérapie avec la Criothérapie® - la thérapie par le cri – quoique je suis certain que quelques-uns de mes lecteurs pratiquent la Criothérapie
Interne le dimanche soir, ou la Hurlothérapie Inconsciente dans la file d’attente de leur supermarché préféré – je vous rassure, moi aussi, mais essentiellement lorsque mon connard de voisin tond
sa fucking pelouse a 7h30 du matin un fucking dimanche.
Alors la cryothérapie pour les sportifs…
C’est très simple, après un effort long et prolongé (je vous laisse définir « long et prolongé »), cette méthode permet une meilleure récupération.
Un vrai plaisir.
Enfin, un vrai plaisir. Il est clair que si je vous parle de sport et plaisir, vous allez me rire au nez. Vous avez bien raison, mais c’est mal. Je suis très sensible, et pas très intelligent. Je
peux donc être très violent envers moi-même les chats…
Personnellement moi-même tout seul, j’ai ainsi eu moult occasions de récupérer d’efforts que je qualifierais d’extraordinaires en prenant un bain de glace.
Oui, oui dans la glace, tout nu (que ceux qui prennent des bains habillés me contacte sur le champ.) Je tiens juste à préciser
qu’il ne faut pas immerger TOUT le corps non plus, sinon, c’est la syncope assurée.
En fait, vous vous asseyez dans la baignoire dans de l’eau froide, puis vous versez de la glace…Plein de glace (SF, je sais que cela va être difficile car la glace est rare chez toi, me trompé-je
?)
Quand vous arrivez au niveau de votre « écureuil », il faut arrêter. Sachant que les filles n’ont pas d’écureuil, vous vous arrêtez « où vous voulez » ou bien quand vous êtes cons-gelées, c’est pas
mon affaire. (Emails d’insultes, vous savez où.)
Puis, vous attendez…Aussi longtemps que vous le pouvez.
Quand, pour les hommes, vos testicules ont la taille de Smarties où M&Ms (selon vos goûts), il vous faut sortir : VITE. Les filles vous pouvez rester une bonne demie journée, si vous le voulez.
(Email d’insultes, vous savez où.)
En fait, après une dizaine de minutes, vous pouvez quitter le bain, et vous couvrir.
Il n’est pas rare que vous passiez les heures qui suivent dans un état proche de l’hypothermie, mais quelles sensations…
Rien de tel pour récupérer.
La preuve...
Par IP
-
Publié dans : Bakinzihoude
12
-
Recommander
Vous en pensez...