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Ça aurait pu être pire, ou le retour à le pays de le Centre. Un pays où les chats ne sont pas les bienvenus. Un pays où le Jokari nu est le sport national. Un pays où les sous-pulls en cuir et les slips en laine sont de rigueur. Un pays où les soirées du 12 offrent joie et bonheur. Un pays où Arielle Dombasle ne peut pas être supportable.
Vendredi 9 novembre 2007
Histoire de dire que je suis toujours un peu ici...
Par IP - Publié dans : Tour en France à vélo
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Jeudi 11 octobre 2007
Il a posé ses raquettes, là-bas dans le grand trou qu’il s’était creusé avec ses ongles rongés par les journées d’enfermement…
Il a libéré tous les chatons qu’il s’était gardé précieusement pour les ball-traps du 14…
Il a ôté son slip en laine, l’a posé méticuleusement à côté de son sous-pull en cuir dans le casier métallique…
Il a regardé son corps usé, meurtri, troué, congelé, poncé, raboté, limé, coupé, meulé, taraudé, percé…
Il a glissé des vêtements amples et neutres pour affronter l’automne, et surtout l’extérieur…
Il a brûlé ses poupées vaudoues d’Arielle Dombasle et de Michel Sardou…
Il a décollé ses posters de Keith, Michael, et les autres…
Il a nourri les pigeons avec ses petits cachets roses…
Il a regardé sa LDTD et il a ri…
Il a ouvert la trappe pour laisser passer un peu l’air des cuisines…
Il les a laissé filer devant, loin devant, ses camarades de jeux…
Il les a tous remerciés avec un air gêné, jouant avec ses doigts comme de la pâte à modeler…
Et puis, il a fermé la porte, essuyé une larme son nez morveux…

FINI

Il est ainsi venu le temps des cathédrales de fermer définitivement, on non plutôt de mettre en longue pause ce blog.
On va dire ça, hein ?

Mouais, j’arrête, comme ça.

I may return or I may not
A warm goodbye, it’s all I got !
Par IP - Publié dans : Bakinzihoude
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Lundi 8 octobre 2007
Cela faisait assez longtemps que je n’avais pas choisi un élément en bonne santé pour une soirée du 12.
Ma soirée du 12.
My day.
Voyez-vous, la soirée du 12 est pour moi à le Centre ce que la bouteille de gnole est au SF, ou ce que le chargement frontal d’une Lavo est au Maréchal, elle fait partie de mon univers, elle est mon équilibre mental.
Sans candidat digne de ce nom depuis quelque temps, là d’un seul coup d’un seul, je m’en suis trouvé toute une flopée.

Il se trouve que chaque week-end, je monte à la capitale.
Je fais des efforts.
J’oins mes bottes en caoutchouc de la plus belle graisse de chat (réserve personnelle), je me parfume aux essences de lisier de porc, et je mets ma salopette en toile de jute à même le corps.
Eh oui, je suis comme cela moi, j’aime sentir sûr mon corps musculeux la toile de jute.
Ça m’excite.

Sachant que ma LDTD n’est utilisée que pour les grandes occasions (transport de peaux humaines, braconnage, livraison de goudron), je prends donc le train.
J’aime le train.
Oui, oui, j’ai toujours adoré me retrouver sur le toit à sauter de wagon en wagon. Bien sûr, quand le temps ne le permet pas (où quand ILS m’attrapent), je fais le voyage « à l’intérieur » et attaché aux porte-vélos.
Ce n’est que lorsque le temps est à la houle que je cherche à m’asseoir. Il ne faut pas abuser non plus, j’ai le mal de mer en train, surtout quand ça descend.
Eh, bien, là, ça ne rate pas.
Il n’y a pas de places.
Il n’y a jamais de places. Il faut dire que mon train a souvent pris le soin de ramasser des humains de la Creuse, de la Haute-Vienne, de l’Allier, du Massif Central, et peut-être même de la Touraine si je n’ai pas de chance.
En 87 arrêts, et avec ses trois wagons, lorsqu’il arrive en gare pour MOI, il est déjà plein comme un SF œuf.
Il n’y a plus de places.
Enfin, si, mais en fait, non.
C’est à croire que c’est de rigueur, même.
De quoi parlé-je ?
Mais de :
Ceux-qui-mettent-leurs-sacs-sur-le-siège-vide-pour-n’avoir-personne-à-coté-d’eux
Ou pire encore:
Ceux-qui-font-semblant-de-dormir-en-prenant-soin-de-s’affaler-sur-deux-sièges
Ça m’horripile le maillot, mais d’une force…J’en suis venu à les chercher ceux-là, avec mon air de fou de fils de bonne famille de campagne, je m’en vais leur tapoter amicalement sur leur crâne chevelu avec mon doigt manucuré, en couinant un hypocrite :
«Excusez-moi, mais y’a quelqu’un là ? » (je le fais super bien)
J’aime voir alors leur œil feignant le réveil et la confusion jauger l’être abject que je suis d'avoir oser les arracher à leur FUCKING SLEEP !

Cependant, là, maintenant, tout de suite, j’arrive à un point de non-come-back.

Alors ce dimanche quand je revenais dans ma Beauce natale, j’ai distribué tout un tas d’invitations gratuites pour la soirée du 12.
Au moins, la semaine prochaine, j’aurais de la place…À moins, à moins, qu’il y ait tout un tas de jeunes conscrits – Et eux je me les réserve pour la soirée du mois prochain.

Par IP - Publié dans : Bakinzihoude
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Vendredi 5 octobre 2007
Le témoignage d'Anténor, MPàV, m’a bouleversé :
« Vous le croirez si vous voulez, mais quelques jours après avoir réservé un séjour de près de 3 mois en Beauce pour cet hiver, il est arrivé dans le Centre ce que l'on sait. Depuis je me pose évidemment quotidiennement la question : y aller tout de même ou pas.
J'ai déjà vécu dans un pays (la Bretagne) où a éclaté une guerre civile. J'aurais pu partir, mais je suis resté. Les habitants de ce pays ont témoigné du soutien que représentait le fait que nous, les Alsaciens, restions.
Alors y aller ou pas ? La question risque malheureusement de ne même pas se poser...
»

Libérez-le du Centre


Des blogueurs dans le monde entier préparent une action pour supporter la révolution pacifique en Beauce.
Il s'agit d'exprimer sa solidarité avec tous les Beaucerons qui se révoltent sans armes contre la dictature.
Les blogueurs sont invités à ne pas alimenter leur blog pendant les journées du 5 au 12 octobre, en ne publiant qu'un seul billet avec le texte “FREE PASCAL”.
Merci pour lui.

Par IP - Publié dans : Bakinzihoude
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Jeudi 4 octobre 2007
Eux : « On va te raser les tempes »
Moi : « Hein ? Quoi ? Pourquoi ? »
Eux : « Tsss, tsss, tu sais bien pourquoi. On fait ça à chaque fois mon petit Pascal… »
Moi catholique protestant: « Hein ? euh, mais…MAIS ARRETEZ… C’est quoi tous ces fils aussi…Et puis arrêtez de m’appeler PETIT Pascal. Je ne suis pas petit, je ne suis pas petit. Regardez, mes pieds touchent par terre quand je suis debout. Vous voyez, vous voyez… .VOUS VOYEZ BON SANG ! Mais…
»

Lui à l’Autre: « Allez chercher Les Autres… »
Lui à moi : « Tiens assied toi là, et colle des gommettes, tu aimes ça coller des gommettes, non ? Après on fera un avion avec des pinces à linge si tu veux… »
Moi m’asseyant : « Des gommettes ? Des pinces à linge ? Rah la la, si tu me prends par les sentiments…Y’en a beaucoup des gommettes ? Il vous reste des coquillettes pour un collier ? Bon allez, je m’assois, et vous me rangez votre mousse à raser, votre lame a rasoir, vos fils, vos aiguilles, et on en parle plus d’accord ? Hein ? »
Lui en me tapotant sur l’épaule tandis que je m’assois devant des centaines de gommettes multicolores : « C’est bien mon pe…, euh, Pascal, c’est bien. »
Moi : « Tiens, vous avez engagé une équipe supplémentaire pour le concours de force basque de cet hiver ? C’est qui ces molosses ? »
Lui aux Autres : « TENEZ-LE. SERGE TU L’ATTACHES AU SIEGE. ROBERT TU LUI TIENS LA TETE. ROBERT TIENS-LUI LA JAMBE DROITE TANDIS QUE TOI REMI TU LUI TIENS LA JAMBE GAUCHE. VITE, VITE, VIIIIITE… »
Moi : « Mais ? Mais ? Mais ? Qu’est-ce que vous faites… ? Hein ? Arrêtez ! ARRETEZ, vous me faites mal…AAAAAH ! MES GOMMETTES, MES GOMMETTES… »
Lui : « Tenez-le bien maintenant !»
Moi : « Pourquoi la mousse à raser, et ces fils… »
Lui : « PUREE REMI, TU LUI TIENS BIEN SA JAMBE GAUCHE, MERDE ! »
Moi : « oh nooooon, OOOOOH NOOOOON ! »
Lui me caressant tendrement mon front perlé de gouttelettes de sueur : « Ca va aller, ça va aller…Tout doux, tout doux, tout doux… »
Moi tranquillement m’assoupissant: « Y’a quoi ce soir à la cafétéria ? Rémi ? Je t’ai déjà dit que…Et toi Robert…Mon petit Robert sais-tu qu’il y a 60.000 mots dans… »
Lui : « Transportez-le dans SA chambre. »

Quelques jours plus tard, dans la seule chambre capitonnée du 3 ième étage, la numéro 12.

Lui : « Pascaaaaaaal ? Tu es réveillé ? Tu veux venir avec les autres maintenant ? Écoute ça va faire trois jours que tu n’es pas sorti. Il y a l’atelier chirurgie plastique qui commence, ça te fera du bien, tu verras. »
Ah la, la, s’ils me prennent par les sentiments…J’enfile mon slip en laine (le bleu), mon sous-pull en cuir (le blanc), mes deux gants gauche (les rouges), et je me colle au mur dans la position du tapir zébré (photo disponible sous pli discret) indiquant mon désir de participer à cet atelier.

Voilà, je suis revenu dans le Centre.

Par IP - Publié dans : Bakinzihoude
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