Présentation

Ça aurait pu être pire, ou le retour à le pays de le Centre. Un pays où les chats ne sont pas les bienvenus. Un pays où le Jokari nu est le sport national. Un pays où les sous-pulls en cuir et les slips en laine sont de rigueur. Un pays où les soirées du 12 offrent joie et bonheur. Un pays où Arielle Dombasle ne peut pas être supportable.
Vendredi 9 novembre 2007
Histoire de dire que je suis toujours un peu ici...
Par IP - Publié dans : Tour en France à vélo
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Jeudi 11 octobre 2007
Il a posé ses raquettes, là-bas dans le grand trou qu’il s’était creusé avec ses ongles rongés par les journées d’enfermement…
Il a libéré tous les chatons qu’il s’était gardé précieusement pour les ball-traps du 14…
Il a ôté son slip en laine, l’a posé méticuleusement à côté de son sous-pull en cuir dans le casier métallique…
Il a regardé son corps usé, meurtri, troué, congelé, poncé, raboté, limé, coupé, meulé, taraudé, percé…
Il a glissé des vêtements amples et neutres pour affronter l’automne, et surtout l’extérieur…
Il a brûlé ses poupées vaudoues d’Arielle Dombasle et de Michel Sardou…
Il a décollé ses posters de Keith, Michael, et les autres…
Il a nourri les pigeons avec ses petits cachets roses…
Il a regardé sa LDTD et il a ri…
Il a ouvert la trappe pour laisser passer un peu l’air des cuisines…
Il les a laissé filer devant, loin devant, ses camarades de jeux…
Il les a tous remerciés avec un air gêné, jouant avec ses doigts comme de la pâte à modeler…
Et puis, il a fermé la porte, essuyé une larme son nez morveux…

FINI

Il est ainsi venu le temps des cathédrales de fermer définitivement, on non plutôt de mettre en longue pause ce blog.
On va dire ça, hein ?

Mouais, j’arrête, comme ça.

I may return or I may not
A warm goodbye, it’s all I got !
Par IP - Publié dans : Bakinzihoude
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Lundi 8 octobre 2007
Cela faisait assez longtemps que je n’avais pas choisi un élément en bonne santé pour une soirée du 12.
Ma soirée du 12.
My day.
Voyez-vous, la soirée du 12 est pour moi à le Centre ce que la bouteille de gnole est au SF, ou ce que le chargement frontal d’une Lavo est au Maréchal, elle fait partie de mon univers, elle est mon équilibre mental.
Sans candidat digne de ce nom depuis quelque temps, là d’un seul coup d’un seul, je m’en suis trouvé toute une flopée.

Il se trouve que chaque week-end, je monte à la capitale.
Je fais des efforts.
J’oins mes bottes en caoutchouc de la plus belle graisse de chat (réserve personnelle), je me parfume aux essences de lisier de porc, et je mets ma salopette en toile de jute à même le corps.
Eh oui, je suis comme cela moi, j’aime sentir sûr mon corps musculeux la toile de jute.
Ça m’excite.

Sachant que ma LDTD n’est utilisée que pour les grandes occasions (transport de peaux humaines, braconnage, livraison de goudron), je prends donc le train.
J’aime le train.
Oui, oui, j’ai toujours adoré me retrouver sur le toit à sauter de wagon en wagon. Bien sûr, quand le temps ne le permet pas (où quand ILS m’attrapent), je fais le voyage « à l’intérieur » et attaché aux porte-vélos.
Ce n’est que lorsque le temps est à la houle que je cherche à m’asseoir. Il ne faut pas abuser non plus, j’ai le mal de mer en train, surtout quand ça descend.
Eh, bien, là, ça ne rate pas.
Il n’y a pas de places.
Il n’y a jamais de places. Il faut dire que mon train a souvent pris le soin de ramasser des humains de la Creuse, de la Haute-Vienne, de l’Allier, du Massif Central, et peut-être même de la Touraine si je n’ai pas de chance.
En 87 arrêts, et avec ses trois wagons, lorsqu’il arrive en gare pour MOI, il est déjà plein comme un SF œuf.
Il n’y a plus de places.
Enfin, si, mais en fait, non.
C’est à croire que c’est de rigueur, même.
De quoi parlé-je ?
Mais de :
Ceux-qui-mettent-leurs-sacs-sur-le-siège-vide-pour-n’avoir-personne-à-coté-d’eux
Ou pire encore:
Ceux-qui-font-semblant-de-dormir-en-prenant-soin-de-s’affaler-sur-deux-sièges
Ça m’horripile le maillot, mais d’une force…J’en suis venu à les chercher ceux-là, avec mon air de fou de fils de bonne famille de campagne, je m’en vais leur tapoter amicalement sur leur crâne chevelu avec mon doigt manucuré, en couinant un hypocrite :
«Excusez-moi, mais y’a quelqu’un là ? » (je le fais super bien)
J’aime voir alors leur œil feignant le réveil et la confusion jauger l’être abject que je suis d'avoir oser les arracher à leur FUCKING SLEEP !

Cependant, là, maintenant, tout de suite, j’arrive à un point de non-come-back.

Alors ce dimanche quand je revenais dans ma Beauce natale, j’ai distribué tout un tas d’invitations gratuites pour la soirée du 12.
Au moins, la semaine prochaine, j’aurais de la place…À moins, à moins, qu’il y ait tout un tas de jeunes conscrits – Et eux je me les réserve pour la soirée du mois prochain.

Par IP - Publié dans : Bakinzihoude
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Vendredi 5 octobre 2007
Le témoignage d'Anténor, MPàV, m’a bouleversé :
« Vous le croirez si vous voulez, mais quelques jours après avoir réservé un séjour de près de 3 mois en Beauce pour cet hiver, il est arrivé dans le Centre ce que l'on sait. Depuis je me pose évidemment quotidiennement la question : y aller tout de même ou pas.
J'ai déjà vécu dans un pays (la Bretagne) où a éclaté une guerre civile. J'aurais pu partir, mais je suis resté. Les habitants de ce pays ont témoigné du soutien que représentait le fait que nous, les Alsaciens, restions.
Alors y aller ou pas ? La question risque malheureusement de ne même pas se poser...
»

Libérez-le du Centre


Des blogueurs dans le monde entier préparent une action pour supporter la révolution pacifique en Beauce.
Il s'agit d'exprimer sa solidarité avec tous les Beaucerons qui se révoltent sans armes contre la dictature.
Les blogueurs sont invités à ne pas alimenter leur blog pendant les journées du 5 au 12 octobre, en ne publiant qu'un seul billet avec le texte “FREE PASCAL”.
Merci pour lui.

Par IP - Publié dans : Bakinzihoude
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Jeudi 4 octobre 2007
Eux : « On va te raser les tempes »
Moi : « Hein ? Quoi ? Pourquoi ? »
Eux : « Tsss, tsss, tu sais bien pourquoi. On fait ça à chaque fois mon petit Pascal… »
Moi catholique protestant: « Hein ? euh, mais…MAIS ARRETEZ… C’est quoi tous ces fils aussi…Et puis arrêtez de m’appeler PETIT Pascal. Je ne suis pas petit, je ne suis pas petit. Regardez, mes pieds touchent par terre quand je suis debout. Vous voyez, vous voyez… .VOUS VOYEZ BON SANG ! Mais…
»

Lui à l’Autre: « Allez chercher Les Autres… »
Lui à moi : « Tiens assied toi là, et colle des gommettes, tu aimes ça coller des gommettes, non ? Après on fera un avion avec des pinces à linge si tu veux… »
Moi m’asseyant : « Des gommettes ? Des pinces à linge ? Rah la la, si tu me prends par les sentiments…Y’en a beaucoup des gommettes ? Il vous reste des coquillettes pour un collier ? Bon allez, je m’assois, et vous me rangez votre mousse à raser, votre lame a rasoir, vos fils, vos aiguilles, et on en parle plus d’accord ? Hein ? »
Lui en me tapotant sur l’épaule tandis que je m’assois devant des centaines de gommettes multicolores : « C’est bien mon pe…, euh, Pascal, c’est bien. »
Moi : « Tiens, vous avez engagé une équipe supplémentaire pour le concours de force basque de cet hiver ? C’est qui ces molosses ? »
Lui aux Autres : « TENEZ-LE. SERGE TU L’ATTACHES AU SIEGE. ROBERT TU LUI TIENS LA TETE. ROBERT TIENS-LUI LA JAMBE DROITE TANDIS QUE TOI REMI TU LUI TIENS LA JAMBE GAUCHE. VITE, VITE, VIIIIITE… »
Moi : « Mais ? Mais ? Mais ? Qu’est-ce que vous faites… ? Hein ? Arrêtez ! ARRETEZ, vous me faites mal…AAAAAH ! MES GOMMETTES, MES GOMMETTES… »
Lui : « Tenez-le bien maintenant !»
Moi : « Pourquoi la mousse à raser, et ces fils… »
Lui : « PUREE REMI, TU LUI TIENS BIEN SA JAMBE GAUCHE, MERDE ! »
Moi : « oh nooooon, OOOOOH NOOOOON ! »
Lui me caressant tendrement mon front perlé de gouttelettes de sueur : « Ca va aller, ça va aller…Tout doux, tout doux, tout doux… »
Moi tranquillement m’assoupissant: « Y’a quoi ce soir à la cafétéria ? Rémi ? Je t’ai déjà dit que…Et toi Robert…Mon petit Robert sais-tu qu’il y a 60.000 mots dans… »
Lui : « Transportez-le dans SA chambre. »

Quelques jours plus tard, dans la seule chambre capitonnée du 3 ième étage, la numéro 12.

Lui : « Pascaaaaaaal ? Tu es réveillé ? Tu veux venir avec les autres maintenant ? Écoute ça va faire trois jours que tu n’es pas sorti. Il y a l’atelier chirurgie plastique qui commence, ça te fera du bien, tu verras. »
Ah la, la, s’ils me prennent par les sentiments…J’enfile mon slip en laine (le bleu), mon sous-pull en cuir (le blanc), mes deux gants gauche (les rouges), et je me colle au mur dans la position du tapir zébré (photo disponible sous pli discret) indiquant mon désir de participer à cet atelier.

Voilà, je suis revenu dans le Centre.

Par IP - Publié dans : Bakinzihoude
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Lundi 1 octobre 2007
C’est bien, vous avez tous patiemment attendu la suite et la fin de mon récit sans que je n’aie reçu d’emails d’insultes.

Laisse-moi donc vous comptez la suite, alors...

Tant de questions…
Voyant que l’homme se rapprochait dangereusement, je décidai de passer au rythme de déplacement qui vous caractérise tous sales mécréants : la marche.
Je serrai mes petits poings osseux, puis je réfléchis à la façon la plus primaire pour l’abattre de mes mains nues au cas où l’affrontement serait inévitable - je savais que j’en avais « trop vu », et qu’il ne me laisserait pas filer de la sorte.

Le combat d’homme à homme s’avérait l’unique issue de cette rencontre fortuite.
Au fur et à mesure que je m’approchai, j’entendis enfin ce que le bougre grognai : « Pô pô lô, pô pô lô… » Avec un accent Beauceron aussi fort que celui d’Arielle D.
Pô pô lô ?
S’agissait-il d’un de ces tueurs en série venu d’une terre étrangère et qui arpentent nos campagnes tôt le matin ?
S’agissait-il d’une incantation magique pour me transformer en une Arielle supportable?
« Mais non ! » pensais-je en me tapant le poing droit dans la paume gauche tel un Archimède moderne.
Mes cours de Beauceron, que j’avais suivi en Terminale (oui, on avait Beauceron comme option, en plus de maquillage of course), revinrent à ma mémoire.
«Pô pô lô  = pas par là » me dis-je.
Pas par là ? Mais pourquoi ?
Voyant que ses borborygmes ne semblèrent pas avoir plus d’effets que la lecture de "Oui-Oui rentre au CM1" sur Arielle Dombasle, il se mit à faire des mouvements avec ses bras musculeux. Bon, seul 2% de mon lectorat a des bras musculeux, donc les autres, vous ne pouvez pas bien comprendre, mais en gros, c’est un type avec deux bras comme ceux d’Arielle Dombasle de Michel Sardou d’Erik Pourpon
Aaaah, la lutte s’annonçait sans merci, car l’homme connaissait lui aussi véritablement les arts martiaux de l’empire de l’Orient de Beauce.

Oui, j’allais mourir dans la bataille, héro parmi les héros de la Beauce profonde. On parlerait longtemps de moi dans les sillons. On viendrait sacrifier une douzaine de chats tous les 12 du mois. Les joueurs de Jokari du monde entier pleureraient sur ma tombe.  Des femmes nues viendraient jeter leur corps inconsolable au pied de ma statue. On me construirait une stèle faite de boue et de paille aussi grande que la Tour Eiffel de Las Vegas. On lirait ma dernière lettre aux enfants lors du premier jour de leur rentrée scolaire. On viendrait déposer sur ma tombe des branches d’araucaria. On s’arracherait mes slips en laine et mes sous-pulls en cuir.
Ah, oui, je serais un hérooooo.

Un dernier pô pô lô m’arracha à ma rêverie.

La rencontre s’annonçant imminente et inéluctable, je lançai un désespéré « B’jour m’sieur, cavatidonc c’matin ? » en espérant qu’il n’en profite pas pour me faire le fameux coup du sanglier nain (il faudra que je vous explique un jour).
Promis.
« B’jour mon p’tit gô » répondit-il avec une voix si douce que je pensai un instant avoir à faire à un infirmier du Centre.
« Y faudré-t’y pô qu’tu pôsses-t’y pô lô, y’a ti un arb’ qui vô s’casser la bérouette, c’ty dang’reux c’te histouère, non mais… J’m’en va lui couper en p’tits bouts, y’a t’y tro d’gens qui pôssent’y par ici » ajouta-t-il.

Sa réponse me fit le même effet qu’une analyse politique par feu Michel Sardou, et je laissai couler mon urine le long de mes mollets musculeux.

Le monsieur voulait me sauver la vie ?

Que j’étais bête alors (retapage du poing droit dans la paume gauche).
Je fis donc le détour recommandé, non sans avoir jeté un rapide coup d’œil dans le coffre de sa voiture (j'y vu des bidons d’essences et  trois tronçonneuses de diverses tailles.)

400 mètres plus loin, je m’écroulai en tremblant, en pensant que ce bûcheron aurait pu tout de même me débiter en morceau avant de me brûler.

Mais tout cela est une autre histoire…N’est-ce pas Maréchal ?

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Jeudi 27 septembre 2007
Assis au pied d’un hêtre de l’année, me balançant d’avant en arrière avec ma voix de rogomme, je récupère lentement du choc émotionnel que je viens de subir.
Subir un choc émotionnel en Beauce n’est pas, vous l’avouerez, chose commune.

Quoi que…
S’agissait-il d’une over-oxygènation de la partie antérieure de mon occiput (la partie molle et rose du fond), cela sera à vous de le déterminer.
Jugez-en un peu :
Ainsi, la matinée avait bien commencé. Dehors il faisait beau, les oiseaux gazouillaient d’un optimisme propre aux oiseaux, je laçais mes chaussures de course comme j’ai l’habitude de le faire chaque jour, lorsque soudainement…

Et là vous n’en pouvez plus tellement, j’ai bien amené mon récit…

Or, en fait, il ne se passa rien, mais absolument rien de rien de rien à ce moment-là. Vous auriez dû vous en douter avec la première phrase qui débutait avec un poncif : « Dehors il faisait beau, les oiseaux gazouillaient (…) »
J’aurais très bien pu écrire lorsque soudainement : « Les petits œufs de cailles sur lesquelles j’étais assis depuis maintenant 21 jours venaient enfin d’éclore laissant apparaître une demi-douzaine de petite R16 au luisant pelage mauve », ou mieux encore, « une armée d’Amazone diabétique vêtues de burqua en cuir apparurent en criant Vive la Beauce Indépendante ! »
Rassurez-vous, rien de tout cela. Je sais, je sais, certains d’entre vous allez être immensément déçus…

Digression…

Donc ce matin à l’heure où 99% de la France travaille plus pour gagner plus moins, je décidai d’aller entretenir mon corps d’athlètes dans ma forêt préférée près du village-dont-je-dois-taire-le-nom.
Les cheveux au vent La boule au vent Le crâne à l’air, laissant filer le vent frais sur mes joues mal rasées, je traversai le village sous les vivats des fermières aux seins nus en délire, et rentrai à vive allure dans le bois de chênes centenaires. Étant déjà moult fois passé par ce chemin, je laissai mon esprit divagué me concentrant sur mon agile foulée et sur la recette des oeufs brouillés sur laquelle je travaillais depuis maintenant six semaines.
Ce n’était pas sans compter sur l’apparition d’un homme  au  « comportement louche et à la mine patibulaire ».

STOP !

Oui, je vous vois venir…Que veut-il dire avec son : « un homme au comportement louche et à la mine patibulaire » ?
Mais c’est simple, un type « chauve, au sourire charmeur, vêtu d’un sous-pull en cuir, et sans aucun doute d’un slip de laine. »

Je continue…

« Que cela est drôle » pensai-je aussitôt. « Que fait cet homme au comportement louche et à la mine patibulaire, j’insiste hein ?, avec sa voiture au milieu des bois. »
Lorsqu’il découvrit que je m’approchai aussi rapidement que l’éclair. Il se mit en travers du chemin de terre, me barrant de ce fait la route, tout en gesticulant comme un malade. (Croyez-moi, je m’y connais bien en malade.)
Mon corps, rompu aux diverses techniques de combat les plus primaires, freina, et je ralentis ma cadence infernale.
Une benne pleine de questions vint alors se déverser dans la partie la plus fertile de mon cervelet.
Ce fut mal.
Que faisait-il LA ? Pourquoi en voiture si loin dans la forêt ? Pourquoi gesticulait-il de la sorte ? Pourquoi sa voiture semblait si chargée ? Qu'y avait-il dans son coffre ? Allait-il enterrer une de ses victimes ? S’attendait-il a être surpris de si bonne heure ? Avais-je des sous-vêtements propres ?
Tant de questions, oui, tant de questions.

Auxquelles je répondrai plus tard…
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Lundi 24 septembre 2007
Rappelez-vous de cette photo:

J’ai toujours eu une fascination extrême pour les humains qui maîtrisent leurs arts.
Si, si, si, je vous assure, je peux être fasciné par autre chose que le Jokari. Certes, pas très souvent, mais cela m’arrive. Cela doit être les suppositoires à la menthe avec lesquels je me frotte mes yeux.
Malheureusement, il est souvent difficile dans le petit-village-dont-je-dois-taire-le-nom d’avoir accès à des spectacles, disons, de qualité. Je mettrais à part, bien entendu, le spectacle des corps mi-dénudés d’agriculteurs aux torses olympien les soirs d’été pendant la moisson, ou encore les chorus de tronçonneuses Kubota les après-midi automnaux au milieu des futaies de chênes nains.
Ainsi, lorsque ce week-end on me força proposa d’assister au Gala des Etoiles du XXI ième siècle au Théâtre des Champs Elysées, ma réponse fut :
« Hein ? kwoaktudi ? » ne pus-je m’empêcher de grogner le visage barré d’un air qui s’apparente plus à celui d’Arielle Dombasle au lever du lit qu’à celui d’un être doué d’une quelconque intelligence.
Bien sûr, rural comme je suis, moi quand j’entends "balai", je pense immédiatement aux épouses modèles (emails d’insultes où vous savez) à mon adjudant préféré lorsqu’il hurlait à mes oreilles encore vierges :
« Vous allez me nettoyer cette piaule, putain de bordel de merde, espèce de troufignons de mes deux ». C’est qu’il avait un gros problème d’alcool du vocabulaire mon adjudant
Ce fut une délicieuse soirée.
Dansant comme un, comme un, comme un…well, I think you get the picture, ou sinon regardez donc cela; J'ai
é tout simplement ému par les multiples performances auxquelles j’ai assisté.

Quelle grâce, quel contrôle, quelle beauté, les adjectifs me manquent pour décrire les performances de ces couples venant des quatre coins du monde – sauf le Libéria, le « Hiteuchteinstein », et Palau.
Certes, ce n’était pas un bon tacle par-derrière comme j’avais l’habitude de voir, mais bon, ne dit-on pas : « Un livre c’est comme une tortue, il faut lui retirer les ailes pour le voir par transparence. »

Enfin, béotien de la Béotie profonde, je commis quelques impairs durant la représentation. Ainsi lors du premier numéro, je ne pus m’empêcher d’hurler à tue-tête, un rural : « Putain, on lui voit bien l’écureuil au type, hein ? Hahahahaaaa »
En outre, mes sifflets accompagnés de grands moulinets des avant-bras et mes « Yooooohoooo, vas-y l’aut’ touche lui les nibards pendant qu’tu y’es… » Durant les passes acrobatiques et les mouvements gracieux des couples sculpturaux ne reçurent point l’accueil que j’escomptais dans ce public connaisseur.

Bref, pendant la mi-temps, je suis allé me chercher des chips et du Coca avant de tenter d’engager la conversation avec les deux charmantes, mais forts âgées, femmes avec lesquelles je partageais la Corbeille - Oui, oui, les amis j’étais placé dans une corbeille…Je suis comme ça moi, je n’assiste pas à des spectacles de qualités sans m’être assuré que les places sont bonnes.
Ces dames restèrent de marbre.
Je ne sais pas pourquoi.
Fort de mes échecs de la première mi-temps, j’ai ainsi passé la seconde à dormir silencieux comme un pet de nonne.
Cependant, j’ai beaucoup appris, et c’est promis, je reviendrais si à mon tour je peux danser…
Voici un des numéros auquel j’ai eu la chance d’assister.
Enjoy.

Par IP - Publié dans : Culture
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Vendredi 21 septembre 2007
La cryothérapie, c’est bon.
Très bon même.
Pour les non-sportifs, soit 100% de mes lecteurs, il me faut vous dire que la cryothérapie est l’application thérapeutique du froid. Bon, ça va je vous ai pris pour des demeurés, je peux donc continuer.
Attention, il ne faut pas confondre la Cryothérapie avec  la Criothérapie® - la thérapie par le cri – quoique je suis certain que quelques-uns de mes lecteurs pratiquent la Criothérapie Interne le dimanche soir, ou la Hurlothérapie Inconsciente dans la file d’attente de leur supermarché préféré – je vous rassure, moi aussi, mais essentiellement lorsque mon connard de voisin tond sa fucking pelouse a 7h30 du matin un fucking dimanche.

Alors la cryothérapie pour les sportifs…
C’est très simple, après un effort long et prolongé (je vous laisse définir « long et prolongé »), cette méthode permet une meilleure récupération.
Un vrai plaisir.
Enfin, un vrai plaisir. Il est clair que si je vous parle de sport et plaisir, vous allez me rire au nez. Vous avez bien raison, mais c’est mal. Je suis très sensible, et pas très intelligent. Je peux donc être très violent envers
moi-même les chats…
Personnellement moi-même tout seul, j’ai ainsi eu moult occasions de récupérer d’efforts que je qualifierais d’extraordinaires en prenant un bain de glace.
Oui, oui dans la glace, tout nu (que ceux qui prennent des bains habill
és me contacte sur le champ.) Je tiens juste à préciser qu’il ne faut pas immerger TOUT le corps non plus, sinon, c’est la syncope assurée.
En fait, vous vous asseyez dans la baignoire dans de l’eau froide, puis vous versez de la glace…Plein de glace (SF, je sais que cela va être difficile car la glace est rare chez toi, me trompé-je ?)
Quand vous arrivez au niveau de votre « écureuil », il faut arrêter. Sachant que les filles n’ont pas d’écureuil, vous vous arrêtez « où vous voulez » ou bien quand vous êtes cons-gelées, c’est pas mon affaire. (Emails d’insultes, vous savez où.)
Puis, vous attendez…Aussi longtemps que vous le pouvez.
Quand, pour les hommes, vos testicules ont la taille de Smarties où M&Ms (selon vos goûts), il vous faut sortir : VITE. Les filles vous pouvez rester une bonne demie journée, si vous le voulez. (Email d’insultes, vous savez où.)
En fait, après une dizaine de minutes, vous pouvez quitter le bain, et vous couvrir.
Il n’est pas rare que vous passiez les heures qui suivent dans un état proche de l’hypothermie, mais quelles sensations…
Rien de tel pour récupérer.
La preuve...

Par IP - Publié dans : Bakinzihoude
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Lundi 17 septembre 2007
Picture-2.png
Pour une fois, je commence par une photo.
Ma photo.
Horrible photo, je le reconnais, et j’espère n’avoir choqué personne.
Que voulez-vous, je ne suis pas photogénique. Que celui ou celle qui aime se faire tirer le portrait me lance le premier coing. (Comment ça, ça ne veut rien dire ?)
Non mais regardez-moi ces pommettes qui respirent la santé. On dirait un sportif – un sale sportif : beurk !
Et puis, et puis, et puis, regardez-moi ce sourire de vendeur de défibrillateur – quelle ignominie !
Et ce crâne presque lisse à faire hurler un fan de Michel Sardou – j’espère que vous avez éloigné vos enfants et vos animaux domestiques, hein ? Sauf les chats, car les chats ils peuvent rester. Ils doivent rester !
Rassurez-vous, moi aussi, je n’en pouvais plus. Se regarder plus de trois heures dans le miroir devenait intenable. Cela faisait des années que je pensais à changer de visage.
J’ai ainsi franchi le pas.
Il était temps me diriez-vous.
L’espace d’une journée, j’ai pu faire quelques changements.
Pour voir…

DSC-3390.JPG
J’ai commencé par le nez. Le mien étant trop pointu, j’ai donc décidé de remonter un peu la cavité nasale afin d’obtenir un nez plus porcin, plus rural, plus « homme », si vous voyez ce que je veux dire. Quel succès !
Ensuite, il a fallu que je travaille un peu sur mes lèvres dans l’unique but de leur apporter un peu de volume. Je ne suis pas fan du collagène ni du Botox, j’ai donc opté pour une solution plus naturelle - Recommandée par mon électricien.
Afin d’éliminer quelques rides naissantes au niveau des yeux, j’ai bien sur retendu la peau – et cela le plus haut possible. Mon regard n’en devient que plus profond, vous ne trouvez pas ? Bon, certes, j’ai les yeux qui sèchent en permanence, mais j’ai toujours mes gouttes avec moi.
Mes oreilles avaient besoin d’une petite retouche, well, c’est chose faite.
Enfin, pour toujours avoir une mine radieuse lorsque je sors au milieu des autres humains, j’ai opté pour un « toning » au niveau des joues.
Désormais, je transpire la joie et la bonne humeur quels que soient les circonstances. Croyez-moi, mes amis, cela fait une grosse différence avec les autres. Mon sourire figé fait un malheur, il en devient même communicatif. C’est dingue non ?
Malheureusement, les implants capillaires ont été faits après cette photo. Il vous faudra simplement imaginer ce qui s’est passé. Le résultat va au-delà de mes espérances. Un gros gros succès.
Vous auriez dû me voir à la sortie du match de Rugby hier soir…Les filles se jetaient à mes pieds, pensant certainement que j’étais un joueur.
Non, vraiment une expérience unique.
Voilà à quoi je ressemblais, car malheureusement le changement n’a pas duré plus de 24 heures. Il va donc falloir que je me réhabitue au visage d’avant.
Pfff !

Par IP - Publié dans : Bakinzihoude
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